Un cours en miracles nous dit :"
tu es libre de croire ce que tu choisis de croire, et ce que tu fais témoigne de ce que tu
crois".
La source de nos pensées
Le système de la perception:
A l'intérieur de nous, dans notre esprit, se trouve un
cadre de référence propre à chaque individu. Nos idées dominantes, nos souhaits, s'inscrivent dans ce cadre. Nous parlons ainsi du contenu de notre conscience qui va donner naissance à notre
réalité, nous faisant ainsi émettre notre vérité.
Ce cadre se construit et est alimenté par le mécanisme de la perception c'est à dire : que je perçois le monde que je vois en me référant au contenu de mon cadre référent (mes
pensées) Par exemple: je peux voir un monde en conflit, triste, pauvre, malade, apeurant, effrayant....etc. Egalement , je peux voir un monde heureux, abondant, en santé, rassurant,
sécurisant...etc.
Cela étant en étroite relation avec la source à laquelle nous abreuvons nos pensées.
La perception dépend du temps (passé et avenir)
La perception dépend du changement (elle varie selon les humeurs)
La perception dépend des commencements (naissance)
La perception dépend des fins (mort)
Son système est fait par la croyance en des opposés et en la séparation. C'est le monde de la dualité, donnant lieu à la vision binaire, c'est ceci OU cela. Pour ce faire
elle s'exprime à l'aide de notre pensée rationnelle (l’intellect) qui utilise l'analyse, la fragmentation.
La perception donne naissance aux croyances
La base sur laquelle repose la perception est l'interprétation.
Elle ne se base pas sur les faits mais sur l'interprétation que l'individu donnera aux objets et évènements. Nous croyons et tenons pour vrai ce que nous percevons. Nous
détenons ainsi notre vérité.
La perception relève du domaine du corps et du mental.
Elle fait donc appel à nos sens physiques et à nos pensées.
Ce que nous percevons avec nos sens physiques, nous paraît réel car la perception agit comme un filtre, ne laissant monter à la conscience de celui qui perçoit que ce qui est en conformité
avec ses souhaits, le convainquant ainsi de la réalité de ce monde. Et comme tel nous le percevons, comme tel nous mettons notre
croyance en lui et comme tel nous agissons. En conséquence, notre existence se manifeste telle que nous l'avons pensé, une sorte de reflet de notre forme pensée.
Il se nommerait le monde de l'égo.
Bonne méditation
Faut-il éliminer l'égo ?
Dialogue avec Lama Denis Teundroup et Arnaud Desjardins
LAMA DENIS TEUNDROUP. Dans le langage contemporain de la spiritualité, on parle énormément d'ego, ce qui est certainement important car l'ego est au cœur du
problème. Mais on voit fréquemment l'ego devenir le mauvais, le vilain et, avec quelques tendances culturelles, on irait même jusqu'à dire le démon, ce qui sans être tout à fait inexact amène
cependant d'énormes difficultés dans la relation que l'on entretient à soi-même. S'identifiant à l'ego, on devient le mauvais, le vilain et, dans cette relation à soi-même, se développe alors une
approche qui a facilement tendance à devenir dépréciative et auto agressive. On réprime l'ego sans se rendre compte que celui qui réprime est précisément l'ego. On arrive à cette situation
paradoxale que la répression de l'ego entretient l'ego et qu'une certaine forme de lutte anti-égotique nourrit le problème contre lequel on souhaite justement lutter. Ce qui suggère que la lutte
et la répression (comme dans beaucoup d'autres cas!) ne sont pas la bonne méthode et que, dans le travail avec soi, il est nécessaire de dépasser cette approche répressive et de développer une
attitude de douceur et d'acceptation. Mais cette douceur, cette acceptation ne sont pas du tout une attitude de permissivité, de laxisme complaisant où l'on s'autoriserait tout ce qui se présente
sans discernement.
D'une façon générale, ce problème de l'ego existe en Orient comme en Occident. Néanmoins, il s'avère beaucoup plus précis et fort dans le contexte occidental. Cela peut s'expliquer par
l'exacerbation de l'ego, l'attitude de compétitivité intense qui règne en Occident mais aussi par notre héritage culturel et traditionnel. En effet, notre passé est imprégné de culture chrétienne
avec tout ce que celle-ci a tendance à véhiculer comme dénégation de soi sous une forme dépréciative, auto-agressive et à la limite mortifiante...La suite


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