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Cet article est une longue suite de l'article précédent...

  
Peut-on parler de souffrance dès lors qu'elle n'est pas vécue?
 
Si tel est le  cas, alors la même question s'applique non seulement  à l'éveil mais à tout ce qui pourrait toucher à nos existences. D'une manière empirique, dans notre blog nous abordons le thème de la souffrance et de l'éveil et au gré de nos lectures sur d'autres blogs - au demeurant forts intéressants -  nous constatons qu'il est un terme qui revient assez souvent dans les écrits, c'est le ressenti. Qu'il s'agisse de souffrance ou de pauvreté il apparaît donc que si nous en parlons aussi aisément c'est que par expérience, nous la connaissons et  que nous la re-ssentons (sentir à nouveau).

Connaître la souffrance, pauvreté, douleur voudrait dire que nous vivons avec ( co- naître = naître avec ) . Nous naîtrions avec la souffrance, la douleur, la pauvreté...
 
En parlant de paix, et si nous suivons le même raisonnement et si nous l'étudions toujours sous la forme empirique,  la connaitre voudrait dire: naître avec.
 
Allons plus loin.... Re-connaître (re=à nouveau)  la souffrance ou la paix serait : connaître à nouveau : la souffrance , la pauvreté, la douleur. La même chose serait donc envisageable pour la paix, la  reconnaître serait  connaître à nouveau la paix.
 
Ce qui indique explicitement que ce sont des états  que nous avons déjà connus. Aussi, il serait peut-être plus juste de parler de reconnaissance et que nous pourrions  l'exprimer par une  locution tel que je te re-connais et je te ressens, toi la souffrance ou toi la paix.
 
Et c'est peut-être ce que nous faisons à chaque fois que la souffrance se fait jour.
Cela devrait se poduire également pour la paix ? 
Mais apparemment il n'en est pas de même ...ce qui indique clairement que nous ne sommes pas sûrs du tout de son existence et par conséquent nous ne pouvons qu'en douter.

Il semblerait que ces deux termes en apparence antinomiques vont générer des attitudes opposées dont les effets seront de toute évidence diamètralement, eux aussi, opposés.
 
Or les effets ne peuvent exister sans cause. Il y aurait une cause à notre souffrance et une cause à notre bonheur et les deux co-existants en nous puisque nous pouvons en ressentir les effets. 
Nous pourrions alors fortement  imaginer que le chemin de l'éveil ne serait donc qu'un chemin de retour pour reconnaître la cause qui nous fait  ressentir la paix, le bonheur. Néanmoins, pour nous en approcher il semblerait qu'il nous faille revoir nos concepts de base nous faisant dire que la souffrance est bien réelle et que le bonheur lui, ne serait qu'une réalité illusoire parce-que la cause l'est tout autant. 
 
Certes, si la psychologie a su mettre en évidence le processus de la souffrance et que ses tentatives de réponses  débouchent sans conteste sur son allégement, il n'en reste pas moins que la recherche de la paix durable reste encore un chemin à parcourir et que le recours à une méta-psychologie serait peut-être une piste à explorer pour découvrir enfin qui nous sommes vraiment.

La souffrance, nous la connaissons car nous serions nés avec...Soit! 
La paix, nous la connaissons car nous serions nés avec...Soit!
 
Qu'est-ce qui nous fait re-connaître la véracité dans chacune de ces deux propositions?

Notre existence durant est-elle un jour de souffrance ou un jour de paix?

Il est intéressant de voir la définition de "jour de souffrance"  donné par le dictionnaire Larousse:
Jour de souffrance: "
ouverture qui pratiquée dans un mur mitoyen, est destinée à donner de la lumière sans permettre de voir chez le voisin".

La souffrance ne serait-elle pas alors  un moyen pour se mettre en intériorité ( pas voir chez le voisin mais en soi) afin de  recevoir la lumière?



Sur le fil du rasoir
par Roland

 
 
Partage Éveil Joie. Impossible ?

Oui : Qui possède l'éveil et la joie ?
 
Des moments d'éveil, oui, des moments de joie, oui, nous en vivons tous.
 
Mais que reste-t-il à partager, quand ces moments ont été vécu ?
Et comment dire et écrire, décrire un éveil ? Comment transmettre la joie, une joie, quelque chose qui nous traverse simplement parce qu'une part de nous-même se délivre, trouve sa vraie grandeur sans qu'on la connaisse vraiment, un contact avec l'universel dont seul le parfum fait trace ?
Et puis en toute honnêteté : ma vie est une lutte, lutte pour trouver et garder un équilibre, lutte pour comprendre/reconnaître le sens de la vie, dans les questions du quotidien, lutte pour parvenir à une sincérité toujours plus profonde, à la simplicité de l'acceptation. Le doute, sur ma valeur, ma place, les actes à poser, les buts à poursuivre, sur les réponses à donner et la manière d'être avec les autres, le doute, avec la conscience du monde intérieure et extérieure, est un compagnon qui s'éloigne rarement.
Entre le sentiment de porter le ciel en soi, et le choc de constater les attentes infantiles qui habitent toujours mon coeur, et la difficulté à transcender les émotions négatives, et mes fragilités humaines, je n'ai pas encore appris à marcher, à vivre sereinement l'un et l'autre ... Peut-être est-ce impossible ? Peut-être les deux feront-il toujours bon ménage dans mon âme d'homme ?
 
Peut-être qu'être homme, c'est justement marcher au quotidien sur ce fil du rasoir : la conscience du divin que l'on porte en soi dans une main, dans l'autre, le néant, la fragilité, les limites d'un être qui a toutes les peines à se dépasser ?
Bienvenu sur ce site qui balbutie ses premiers pas, d'un homme qui s'engage autrement.



 
            
 

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