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Le chemin: illusion ou réalité ?

Connaissez-vous des personnes qui possèdent des qualités particulières les rendant heureuses et paisibles ?
Des personnes qui, indépendamment de leur race et de leur profil professionnel, de leur appartenance culturelle, financière, géographique ou religieuse:
 
·        Aiment tous les aspects de la vie ou presque.

·        Aiment faire ce qu’elles font.

·        Prennent plaisir aux réalités du moment.

·        Ne ressassent pas le passé, l’utilisant quand c’est utile.

·        Font des erreurs mais qui se servent de ces expériences comme des leçons pour apprendre à faire d’autres choix.

.    Sont créatives plutôt que réactives.

·        Font de leur relation une opportunité de croissance personnelle.

·        Ne se fabriquent pas une identité pour surfaire leurs conditions de vie.

·        N’offrent aucune résistance à la vie et ce, indépendamment de leurs conditions de vie « bonnes ou mauvaises ».

·        Ne jugent que pour démêler le vrai du faux et non pour blâmer.

·        Ne sont ni hostiles, ni se sentent agressés, vivant ainsi avec un esprit ouvert.

·        Qui, pour elles, avoir raison leur est totalement insignifiant.

·        Se sentent reliées à ce grand Tout qu’est la Nature.

·        Savent passer à travers la souffrance et s’en servent pour atteindre l’état de grâce, continuant ainsi, avec constance, à poursuivre le chemin de l’Eveil.
 
Cela peut ressembler à une fiction......mais ne prouve pas pour autant leurs inexistences...
 
Ces personnes sont peut-être rares, peut-être ne les connaissez vous pas encore ou dirais-je, plutôt avez-vous de la difficulté à les reconnaître ?
Et pourtant en tournant votre regard un peu plus à l’intérieur de vous-mêmes, vous serez en mesure de les voir car elles sont très proches de vous....Pas à quelques  centimètres, non .....Bien plus proches que cela.....

Mais, peut-être, vous demandez-vous, qui sont ces personnes?

Elles sont vous ! Oui ...vous êtes bien ces personnes ! Tout votre potentiel est contenu dans ce genre de personnes !
 
Nous ne vous demanderons pas ici de nous croire, mais de le vérifier par vous-mêmes, car vous seul pouvez faire de votre vie votre propre réalité.
 
Pour nous, ce chemin où la rencontre avec de telles personnes - c'est-à-dire  la rencontre avec Soi est possible, est accessible à tous. Il n’est pas une voie sans issue car il nous montre sans cesse qui nous ne sommes pas et ainsi reconnaître qui nous sommes.
 
C’est le chemin le plus court qui soit car il nous ramène chez nous, ce lieu que nous n’avons jamais quitté mais seulement oublié.
Ce chemin nous parle de nous, de notre essence, en toute simplicité; ce qui par conséquent, lui fait utiliser un langage clair, compréhensible par tous.
Ce chemin ne se soucie pas du temps, il fait appel à l’instant présent qui est le seul temps qui soit vécu.
C’est un chemin convivial placé sous les auspices du partage et de la joie et qui va en s’intensifiant et en s’étendant avec l’énergie du   donner et recevoir véritable.
 
 
Et en définitive, nous peux dire qu’il  n’y a pas de chemin car le bonheur est le chemin et ce quelque soit le vocable que nous utilisons : bonheur, joie, paix, plénitude, abondance.

Bonne méditation
 

 
Le silence et l'écoute
Par Chemin spirituel

Lorsqu'on fait silence, l'esprit connaît la paix de l'unité. Sans résister, la rémission sans condition est inéluctable et nécessaire, la rémission est une libération. En effet, écouter attentivement fait naître le silence fécond, vivifiant. Dans l'écoute, le monde extérieur et le monde intérieur ne font plus qu'un : la dualité, la séparation a disparue. A la place de ces mondes intérieurs et extérieurs, de ces dualités (violence / mal) surgit, sourd, jaillit l'Un, l'unité primordiale, anté-temporelle, éternelle.
 
Les conditions nécessaires au jaillissement du Un sont le silence, lui-même issu de l'écoute (ou méditation) et l'abandon, le dépouillement, le laisser-être-l'autre-en-soi, le wu-wei des taoïstes. Sans souci de soi, sans préoccupation pour le monde créé, le regard spirituel tourné sans cesse vers la joie et la lumière divine, tous nos sens tendus vers Dieu-Un. Prendre conscience de chaque geste : et le temps se ralenti, se densifie, prend de l'épaisseur, qualité divine. Le temps passe de la quantité à la qualité, de la mesure à la qualité au-delà de toute mesure.
 
Prendre conscience de chaque geste, de chaque respiration : comprendre leur valeur ? la valeur de l'instant. L'instant est éternel, on ne le répètera jamais assez.
Notre destinée ne nous appartient pas. Nous ne pouvons la choisir, nous n'avons pas prise sur elle. Par contre, nous avons la liberté de l'accepter et de la vivre positivement, ou de la fuir, de la vivre négativement. Purifier le cœur de toutes ses passions : de la colère à la peur, du désir à la haine....Lire la suite




Cultiver son jardin intérieur


Si pour certaines personnes  le bonheur est une réalité certaine, il n’en reste pas moins que nous pourrions objecter que pourtant la souffrance vécue est cependant bien manifeste et son cortège de maux qui s’en fait son témoin ne nous permet pas d’échapper à sa véracité. Alors si le chemin du bonheur existe,   pourquoi est-il si ardu de le trouver, non pas d’une façon temporaire mais durablement ?

Et comme le dirait le sceptique : « si ça existait, ça se saurait ! »

Quelque soit la forme que puisse prendre la souffrance : de la légère déprime à la dépression, de la récurrence de certains de nos « problèmes », de nos conduites  négatives, de nos tendances compulsives, ce sont là les signes  du cri du désespoir qui se manifestent telle une mélopée  jouant  en boucle  sa sinistre complainte à laquelle nous allons nous identifier.
 
Mes pensées, mon mental, mes émotions, mon corps forment une composante individuelle changeante et instable. Elle représente notre  « moi je », notre personnalité, la voix apprise au contact du monde. Cette voix est reliée à l’égo qui subit plutôt qu’il ne vit ; qui réagit plutôt qu’il n’agit ; qui obscurcit plutôt qu’il n’éclaire. De cette identification  naissent tous nos maux nous empêchant de mener une existence paisible et de discerner l’autre voix qui nous susurre avec douceur,  l’espoir.

En effet  si nous observons un temps soit peu nos pensées, nous pouvons voir l’incohérence de son système. De par ses contradictions qui  se chevauchent, se mêlent, s’entremêlent,cela forme  une vaste toile nous invitant  à nous perdre toujours plus  dans ses méandres, et force est de constater que nous n’en sortons jamais tout à fait indemnes.
Nos blessures, nos rancunes, nos rancœurs, nos sentiments négatifs, sont issus de cette gigantesque toile portant en elle la marque du passé, ou de notre avenir. Aussi, notre tendance à ressasser le passé et à idéaliser l’avenir reste le fondement sue lequel elle repose. De fait, elle nous rend prisonnière du temps, tout comme la mouche qui se fait prendre dans la toile de l’araignée et qui, tant qu’elle a du souffle, se débat jusqu’à épuiser ses forces et mourir.
 
Certes, nous ne sommes pas des mouches ! Mais ce que nous vivons n’est il pas semblable à ce tableau. Nous n’en mourrons pas toujours, mais ce que nous vivons à l’intérieur de nous ne s’apparente- t’il pas à cette lutte qui nous empêche de vivre, rendant notre existence vide de sens et de joie?
 
Mais en  nous basant justement sur ces moments furtifs qui nous donnent parfois  un bref aperçu du bonheur, nous pourrions émettre l’hypothèse   : qu’il est possible de le trouver, pour peu que l’on dirige son regard à l’endroit même où il se trouve, c'est-à-dire, de  regarder à partir de notre jardin intérieur.
 
Pour peu que l’on se mette à l’écoute nous pouvons ainsi voir et entendre véritablement comment nous cultivons notre jardin : sa terre contenue est-elle fertile c'est-à-dire de quelle essence est-elle composée?... Comment abreuvons-nous ces graines   c'est-à-dire avec quelles pensées nous les arrosons ?... Comment  l’entretenons-nous c'est-à-dire comment démêlons- nous le vrai du faux pour reconnaître les « bonnes » et les « mauvaises » herbes ?... Comment utilisons- nous nos outils c'est-à-dire comment nous apprenons à reconnaître le guide qui nous enseigne ?... Comment nous récoltons c'est-à-dire comment l’Etre que nous sommes communique ?... Comment avoir une récolte abondante c'est-à-dire comment être dans le partage véritable en donnant et recevant ?...
Cette courte analogie à seulement pour but de nous montrer qu’avec de la  pratique nous pouvons tous avoir accès à la voie qui mène vers plus de liberté.
       
Et c’est encore en tournant notre regard à l’intérieur de nous que nous pouvons voir à quelle source nous nous abreuvons quotidiennement et conséquemment nous fait  vivre ce que nous appelons notre réalité. Or, force est de constater que  cette réalité que nous percevons   n’est guère réjouissante au vu de ses résultats.
 
La somme de nos comportements aberrants mis bout à bout forme la chaine cadenassée de notre vie dont nous avons perdu la clé, nous appauvrissant spirituellement et physiquement. Or, et c’est là la bonne nouvelle, l’acte de l’avoir perdu ne signifie pas pour autant qu’elle ait disparu, seulement nous ne nous rappelons plus où elle est.
 
Notre mémoire est sélective, mais qu’elle soit sollicitée et elle nous mènera alors vers le lieu où elle demeure et  ouvrira  ainsi l’accès à la compréhension - c'est-à-dire à faire l’expérience – et mener une existence tranquille...

Bonne méditation
 
 
 
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